Ce n’est pas un secret mais chaque cycliste rêve de grimper un col en étant seul.e sur la route afin de savourer chaque lacet en adaptant sa trajectoire, en profitant du paysage et surtout, en suant en sécurité et sans stresser d’être surpris par une voiture folle.
Ce rêve, j’ai pu le réaliser à plusieurs reprises, en juin dernier sur le circuit des 5 cols en AriègePyrénées. Nous avions 4 jours pour découvrir une partie des routes que la destination a à offrir aux cyclistes et si, je ne devais n’en choisir qu’un pour vous et bien que le choix soit dur, je vous conseillerais celui-ci.

Le circuit des 5 cols en Ariège

Nous avons choisi de le faire dans le sens préconisé par Ariège Pyrénées Tourisme (début par Port de Lers). Nous sommes partis assez tôt du Gite des Châtaigniers de Florac (un super accueil vélo) depuis Surba pour affronter les 103km et 2400m de D+. Comme son nom l’indique, 5 cols sont au programme et nous débutons par Port de Lers (note : Port signifie Col, ne cherchez pas de bateau malgré l’étang en contre-bas, vous croiserez plus de parapentistes que de pêcheurs, quoique…)

Le port de Lers

Même si le début n’est pas très agréable côté circulation (ce sera l’unique moment sur 103km), c’est pour mieux savourer le restant des kilomètres où la route s’offre à vous… tout en vous résistant un peu, voire beaucoup sinon c’est moins drôle. Cette première ascension est certainement la plus longue et difficile du jour.

Port de Lers à vélo
Port de Lers à vélo ©Anne Dubndidu



Heureusement la fraicheur de l’altitude, des cascades des fontes des neiges et du paysage qui se découvre au fil des bornes kilométriques au dénivelé moyen bien trop optimiste nous poussent à continuer sur un rythme régulier de coup de pédales. Les cols ariégeois sont des petits farceurs car le pourcentage de la montée ne révèle pas à quel point des portions peuvent être cassantes. Sur 1km, vous pouvez perdre 3% sur une centaine de mètre avant d’attaquer un mur de 11%… mais la moyenne sur la borne restera motivante contrairement au ressenti de vos cuisses.

Alors, nous ne bronchons pas car ces cols savent aussi nous distraire grâce à leur calme (pas un bruit de moto ou de camping-car essoufflé) et à leur beauté préservée.

Passage par le Col d’Agnes

Un fois le Port de Lers passé, nous filons vers le Col d’Agnès, le 2eme sur notre liste. Entre temps, nous savourons une douce descente sur le plateau verdoyant accueillant l’étang de Lers où des vaches ont élu domicile pile à l’heure de l’apéro du midi. Nous nous arrêtons pour quelques photos (et on vous conseille d’en faire autant sans oublier de couper le chrono du compteur) avant de remonter vers le Col d’Agnès. C’est court mais intense.

Au bout, l’autre photo au panneau nous tend les bras mais… le cliché à ne pas rater se trouve au début de la descente sur le panorama complet.



Attention, la descente est plutôt technique et longue jusqu’à la pause pique-nique à Aulus-les-bains mais, comme sur tous nos parcours, la route est en excellent état et le peu d’automobilistes croisés font très attention à vous. Le ventre crie famine, ça tombe bien car le village est parfaitement aménagé pour accueillir des cyclistes : superette, bar, toilettes, publics propres avec papier toilette (oui tu as bien lu, pas besoin d’un buisson !), fontaine à eaux. Que demander de plus ?


Ah oui de croiser plein d’autres passionné.es de cyclisme avec qui papoter et échanger pour repérer d’autres parcours… pour la prochaine fois. On ne rentrera pas dans le débat des gabarits de qui montent le plus vite, l’essentiel est que nous montons tous !

Le Col de Saraillé

Il nous faut déjà reprendre la route car le 3eme col de notre itinéraire nous attend. Plus discret, c’est pour moi un petit joyau bien caché. Qui dit caché, dit routes rien que pour vous, donc n’ébruitez pas trop le parcours non plus. Direction le col de Saraillé : nous traversons de magnifiques villages paisibles avec les fameuses Granges de Cominac. La vue est totalement dégagée sur les montagnes dont les sommets sont encore enneigés. Les jambes commencent à fatiguer mais hormis un grand coup de cul pour passer au plus près d’une petite Eglise, la montée est régulière.

Le col de Caougnous puis le col de Port

Une fois au col, la descente est aussi agréable jusqu’à Massat, notre dernier point de ravitaillement en eau sur la place du village avant d’attaquer la double et dernière ascension du parcours : le Col de Caougnous suivi du Col de Port, du 2 en 1 qui ne se refuse pas. La route est chaude, mais une brise légère nous rafraichit. Ces derniers kilomètres n’ont pas des pourcentages assassins, au contraire, on se félicite d’avoir bien choisi ce sens du parcours. Arrivés au Col de Caougnous, mon compagnon me suggère de faire un petit détour par le mur de Péguère indiqué à gauche. Nous l’avons découvert la veille et étrangement, une seconde montée ne me tente pas mais, je laisse cette suggestion là si l’envie vous prend !

Col de Port ©Anne Dubndidu



Les derniers kilomètres jusqu’au Port de Lers se laissent faire et nous sommes accueillis au sommet par quelques vaches supportrices et surtout le bar salvateur de l’auberge du col de port. Un petit Orangina en savourant ce 5eme panneau en photo (ne jamais oublier ça) et le paysage.

Nous redescendons en douceur (ou pas car un plouf dans la piscine nous) sur une route bien dégagée et entretenue. La chaleur du retour en basse altitude baigne nos jerseys déjà puant, le compteur clignote, les 100km sont franchis… plus que quelques- uns jusqu’à la piscine (l’avais-je déjà mentionné ?)

Nous retrouvons notre gîte les cuisses fatiguées, le fessier endolori mais le mental satisfait. Wow ! Nous en avons pris plein les yeux ET plein les jambes, de quoi rendre n’importe quel cycliste heureux.se Maintenant, c’est à vous d’aller explorer ces routes 😉 et si vous manquez d’idées, j’ai exploré d’autres parcours dont je vous parle directement sur mon blog !

Anne Dubndidu

Auteur

Anne Dubndidu

Amoureuse des grands espaces et les sports d’endurance, je ne rate pas une occasion pour combiner mes deux passions, dans le respect de l’environnement. Très engagée pour la féminisation du cyclisme et du trail, je partage mes itinéraires et mes défis afin d’encourager chacune à se lancer et à prendre du plaisir sur ces activités.

Plus d’articles similaires

Découvrez toutes les aventures similaires en Ariège Pyrénées

Le tour du lac de Montbel à VTT

Le tour du lac de Montbel à VTT