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Parcourez l'Ariège à travers ses légendes mystiques

Elles sont mystérieuses, enchanteresses, épatantes et légendaires les terres ariégeoises… Les lieux regorgent d’histoires à en enrichir l’imagination de tous. Des sorcières aux lutins en passant par les monstres, chaque lieu détient un secret transmis dans les rues des villages par les anciens de génération en génération…

Voici une sélection de légendes mythiques et mystiques de l’Ariège. Chacune d’entre elle vous bercera lors de votre prochaine visite :

 

La fontaine de Fonterstorbes et ses fées bienfaisantes

On rapporte que la Fontaine de Fontestorbes, chantée par le poète du Bartas, devint intermittente à la suite d'une secousse souterraine...La grotte aujourd’hui impénétrable donnait jadis accès à une somptueuse demeure souterraine où vivaient  « Les Incantadas » fées bienfaisantes qui, la nuit lavaient leur linge dans les eaux limpides de la fontaine avec leurs traditionnels battoirs d’or.

Le sabot de bethmale

Au XIè siècele, les Maures envahirent le Midi de la France et surtout les Pyrénées. Ils occupèrent en Ariège Pyrénées,  la vallée de Bethmale. C'est là que le fils du chef des Maures s’éprit de la plus jolie fille de la vallée...  Elle était déjà malheureusement fiancée au chasseur d’isard de la vallée : Darnert. 

Ce dernier s’était retranché dans la montagne avec ses compagnons pour organiser une vengeance. Il déracina   deux noyers dont la base formait un angle droit avec les racines ; à l’aide d’une hache et d’un couteau, il tailla et creusa une paire de sabots (esclops) ayant la forme d’un croissant de lune avec une longue pointe effilée comme un dard.

Un jour, les bergers avec Darnert à leur tête, firent retentir les « hillets » et livrèrent  un rude combat contre les Maures d’où ils sortirent vainqueurs.
Puis ils défilèrent dans le village, Darnert, chaussant ses sabots à longues pointes, avait accroché le cœur de la bethmalaise infidèle à la pointe gauche et celui du Maure à la pointe droite. 

Depuis ce temps là, le soir de Noël, le fiancé offre à sa fiancée une paire de sabots à longues pointes, habillés de cuir et richement décorés de clous dorés dessinant un cœur.  Plus la pointe des sabots est longue, plus l’amour est grand. En retour, la fiancée lui offre un tricot de laine brodé de velours et une bourse empanachée de rubans, de paillettes ou de jais.

La terrifiante bête de Naguille en vallée d'Orlu

La légende raconte  que la fôret de Naguille cachait une grande,  terrifiante et mystérieuse bête que personne ne savait réellement décrire. Grand Loup, ours ?
Un jour, le forgeron d’Orlu, ayant fêté les noces de son cousin à Mérens, voulu passer par la montagne pour rentrer chez lui … manque de chance, il se trompa de chemin et se retrouva dans la forêt. Il pria pour ne pas tomber sur la fameuse bête. 

Il n’en fut rien … rapidement, il aperçut les traces de pas du  monstre et quiconque savait qu’il était déjà trop tard lorsque l’on les voyait sur son chemin… La bête ne mit pas longtemps à pointer le bout de son nez, plus grande et plus terrifiante que dans n’importe quel récit raconté par les anciens du village, et dans ses propres cauchemars

Le  courageux forgeron dupa la bête en lui proposant des friandises dont lui seul avait la recette et lui proposa de l’inviter dans sa forge pour les déguster. C’est là qu’il mit une  barre de fer à cuir dans son four, et la bête qui était bête et de surcroît très gourmande, engloutit la barre de fer d’un seul coup !
La bouche en feu, elle a alla se plonger dans l’Oriège et  bu toute l’eau de la rivière… Pleine d’eau, elle  explosa, et toute l’eau de la vallée se déversa en énormes cascades, et forma l’étang de Naguille

Le lac de Bethmale et sa méchante sorcière

La légende raconte qu'il y a très longtemps vivait cachée au lac de Bethmale une  méchante sorcière. Tous les jours, elle faisait des misères aux habitants du village. Un jour de colère, les bethmalais montèrent vers le col de la Core avec leurs fourches pour se débarrasser d'elle. 

Prise au piège, la bruche sauta dans le lac en jurant qu'elle ne disparaîtrait jamais. Depuis,  sa robe bleu vert, restée au fond, donne  au lac ses reflets si particuliers...